Mariage de Raison

De longues semaines d'absences (encore !!!) car, tel le Nicolas Flamel de la guitare, l'alchimiste de la frette, je vous concoctais dans mon atelier un élixir de surprise : le mariage sulfureux et contre nature du Métal et du Jazz français, connu sous le nom de Manouche.
Voilà, je m'emballe, tout ça pour vous dire en fait que j'ai trouvé un filon, déjà même quelques pépites, que je ne manquerais pas de vous faire admirer... En fait, un peu d'auto-congratulation ça ne peut pas faire de mal, dans ce monde de brutes...
Sur ce, bonne écoute, coûte que coûte, quoi qu'il en coûte...


Alors à bientôt certains, et à plus tard les autres...
Il est 11:44 à Paris,  et l'été paresse dans son lit...
2009/06/10 11:46 2009/06/10 11:46
Dernier chantier, et bande de petits veinards, avec de vrai morceaux de texte dedans...!
Comme le mot chantier l'indique, rien de définitif....


"J'erre encore à ces heures
En de verts pâturages
Que le Soleil inonde
Ou qu'abreuve l'orage
Où poussent ces grands arbres
Solitaires et sans âge
Dont l'ombrage au printemps
Est un frisson exaltant
L'herbe s'y fait caresse
Toujours jeune et fraîche
Le temps désintéresse
Et l'orgueil s'assèche
Là, j'étais mort et je suis à nouveau.
Ci-gît ma tombe, et mon berceau..."


Bonne écoute, désolé pour la qualité du son, mais mon mp3 avait un sérieux embonpoint, j'ai du lui faire subir un drastique régime à l'encodage...



à bientôt, Guru....

2009/04/26 03:36 2009/04/26 03:36
Au printemps :: 2009/04/26 03:36 No category
...Back to the Future...

Non !! M. Ezigi ne sera pas un politicien verreux !! Notre triste paysage diplomatique en est déjà malheureusement suffisamment fourni, et dans ce domaine, jamais la fiction n'égalera la stupidité et l'inutilité de la réalité...
Alors voici la partie 3 bis, qui remplace désormais la partie 3, définitivement... Jusqu'à une hypothétique partie 3 ter...  Mais je laisse en ligne la partie 3 original, à des fins de comparaison, et pour vous laisser le bénéfice du choix...
J'attends de savoir quelle voie sera d'après vous pour Wally celle qu'il devra suivre, avant d'en imaginer la suite...
Bonne lecture...



-Partie III : La Fuite-


Me voici donc, à présent, à la fois client et vendeur sur le marché des études : Universités, Grandes Ecoles, Brevets de Techniciens Supérieurs, Instituts Universitaires et Techniques, toutes les combinaisons sont scrupuleusement décortiquées afin de trouver un chemin honorable pour entamer ma vie d’adulte en formation. Un chemin qui convienne à tout le monde, qui reçoive l’approbation libératrice de ma famille - celle-là même qui sacrifia ces heures dorées pour que je goûte à cet amer élixir – et qui puisse supporter la curieuse pression de mes pairs, lorsque, la poitrine gonflée de fierté, je répondrai à cette sempiternelle question des premières rencontres :

« Et toi, tu fais quoi dans la vie… ? ».

Et bien sûr, comme tous les hypocrites tentaient de m’en convaincre, un chemin qui me convienne à moi-même. Combien douce serait la vie si, à vingt ans à peine, de jeunes gens encore pétris de rêves naïfs et d’illusions puérils pouvaient à coup sur, choisir la voie par laquelle ils s’épanouiront. Combien d’entre nous nourrissent, à trente ans, les mêmes ambitions, aspirent au même avenir que lorsqu’ils en avaient dix de moins ? Je n’avais ni le courage ni la chance d’être de ceux-là, et n’étant, à vingt ans, pas encore tout à fait fini, je fis mon « marché des études » comme on fait du shopping : « Alors… Je vous prendrais une année de cela… puis encore deux ans de ceci… Et peut-être encore quelques mois de cette chose, là… par correspondance, oui, ça m’a l’air pas mal… ». Comme cela, on se retrouve quelques années plus tard armés de diplômes inconnus de tous - qui n’ont eu l’utilité fugace que de retarder l’instant tragique où j’irais gonfler les statistiques nationales du chômage - à faire le funambule au-dessus du vide social, tenu en un équilibre fragile par la nécessité de montrer que l’on n’est pas un raté d’un côté, et l’envie d’en découdre de l’autre. Non pas qu’on ne puisse se tirer d’une mauvaise situation, ou « réussir sa vie » qu’avec des diplômes, loin de moi cette étroitesse oculaire. J’ai vu bien souvent, autour de moi, des personnes complètement démunies de médailles académiques réussir avec brio à embrasser une heureuse carrière. Et les contre-exemples ne sont pas en reste : caissière docteur en lettre, cariste biochimiste, j’en passe et des meilleures, voire des pires.

 

Non. Je pense vraiment que, jusqu’à ce moment où j’eus à affronter le fait accompli, je n’osai entendre les cris de mon inconscient, les sombres suppliques qui résonnaient depuis mon enfance dans les tréfonds de mon esprit. Jusqu’à ce que je sois réellement confronté à lui, je n’avais encore jamais réalisé qui était mon ennemi, et à quel point il était pour tout être humain (occidental, du moins) impossible de ne pas l’affronter, et inévitable de succomber à ses attaques incessantes. Je prenais conscience avec effroi qu’il me fallait, comme tout le monde, travailler pour subsister, pour gagner mon pain, pour couvrir de cadeau les miens, et tant d’autres choses encore. Imaginez le choc pour l’enfant de 25 ans que j’étais devenu ! Il me fallait me rendre à l’évidence, jamais je ne pourrais m’adapter, me fondre dans ce moule, trouver ma niche socio-écologique. J’ai pourtant essayé de m’en convaincre, et me suis tour à tour glissé dans de nombreux costumes : surveillant, peintre en bâtiment, animateur-nature, maçon, professeur de soutien scolaire à domicile, manutentionnaire, agent d’entretien, plongeur, serveur, barman, professeur de guitare, dealer… Rien n’y fit. Je ne pouvais me résoudre, même en me faisant violence, même si je m’en sentais coupable et couard, à passer ma vie à me ruiner la santé par le travail, sachant très bien qu’à chaque seconde, je mourrais un peu.

Etais-je alors une honte pour la société ? Pourquoi les personnes de mon entourage parvenaient-elles à faire ce dont j’étais incapable ? Etais-je à ce point paresseux ? Etait-ce aussi dur pour le commun des travailleurs que cela l’était pour moi ? Et si oui, pourquoi continuaient-ils ? Quelle puissance supérieure, peu m’importe son nom, pourrait être suffisamment vicieuse pour faire subir à chaque brebis de son troupeau vingt années de longues études, quarante de douloureux labeur, pour enfin se reposer cinq à dix ans en profitant de son cancer ? J’ai le plus grand respect pour les travaux de l’humanité et les grandes œuvres de la civilisation. Mais qu’a-t-il bien pu passer par la tête d’un candide et vespéral chasseur-cueilleur pour qu’il se retrouve, quelques milliers d’années plus tard, à passer deux à quatre heures par jour sur le boulevard périphérique afin de s’acheter honnêtement ce dont il jouissait gracieusement au départ ? Que quelqu’un m’explique. S’il vous plaît. Je n’y tiens plus. Sans avoir la prétention de dire que ma vie fut romanesque ou semée de péripéties rocambolesques, pourquoi brader chacune de mes précieuses heures, ou au moins 35 par semaine, à 8,27 euros, au bas mot ? Bon Dieu ! 50 balles à tout casser ! Une heure de ma vie ! Combien serais-je prêt à racheter une heure de ma vie quand, les cheveux blanchis et le visage crevassé par de nombreux hivers, sur mon lit de mort, je compterais les secondes ? Combien ? Et avec quel argent, si je n’ai jamais travaillé ?! Non, encore une fois, il me fallait imaginer une échappatoire, chercher au fond de moi l’audace suffisante pour, dignement, tirer ma révérence. Comme un invité que personne ne connaît et qui, à la fin du repas, s’en va en ayant à peine salué son hôte. Il me fallait assumer mon inadaptation, mon parasitisme. L’assumer dans la fuite.

 

C’est ainsi que je découvris le voyage. Aventureux et pour le moins désargenté, je choisi une destination où la vie n’était pas trop couteuse, et où l’on pouvait encore imaginer s’en sortir quelques temps sans pour autant consacrer sa vie à la sueur. Cette destination se trouvait à l’extrémité orientale de l’Europe, dans ce que les journaux avaient l’habitude stylistique et méprisante de nommer son « tiers-monde ». Une quarantaine d’heures de route, à bord d’un autobus exhalant des effluves de poulailler, et duquel jaillissait une musique invraisemblable que j’apprendrai bientôt à connaître, et même à apprécier étrangement à un degré que je ne peux encore exactement cerner. Un peu comme on peut apprécier parfois la douleur, pour tester notre résistance. Je me demande encore parfois par quelle source d’énergie pouvait être alimenté ce poste radio qui hurlait au fond du véhicule, pour pouvoir, deux jours durant, répandre cet amalgame de vibrations sonores dans notre atmosphère saturé.

Après donc ce burlesque voyage, j’arrivais à destination. Il est toujours grisant de poser le pied en terre inconnue, de pouvoir parcourir nombre de kilomètres en restant constamment surpris et enchanté par la différence. Ou encore endosser le costume que l’on souhaite, n’être que ce dont on a envie, et plus seulement ce que les autres attendent de nous. Ici, je serais musicien professionnel, ou professeur de français, ou même poète, pourquoi me limiter. Je serais celui dont le monde ne pourra ignorer l’avis. Cette douce et enivrante euphorie développa en moi une telle volonté, une telle puissance que je fus surpris par la créativité dont je fis alors preuve. J’écrivais, je composais, je rencontrais d’incroyables autochtones, et inventais d’ubuesques mensonges pour échapper à ma réalité, aux questions qui hantaient mon existence oisive et insolente. Mais comme le disent souvent les anciens, qui ont la fâcheuse habitude de ne se tromper que rarement : chassez le naturel, il revient au galop. Une fois l’ivresse de la nouveauté permanente passée, je connu la gueule de bois de l’éternelle similitude.



Voili voilà, c'est fini pour aujourd'hui,
il est 3h35 ici
Le printemps a pris ses quartiers à Paris....
à bientôt, Guru...

 




2009/04/26 03:22 2009/04/26 03:22
Non non et non !! :: 2009/04/26 03:22 No category


Encore une période de silence, mais virtuel seulement cette fois... Car la vie, le monde n'a été que bruit et vitesse ces derniers temps, et le sentiment d'avoir quelque chose à ne surtout pas manquer m'a absorbé, presque pris en otage, tenu en haleine, bref, j'étais, je suis occupé...
et j'aime ça...
Et puis demain c'est la grève, alors je pense à vous... je vous occupe, vous aussi...

Quelques nouveaux morceaux, des démarches auprès de labels indépendants (doucement, hein, mais tout vient à point...), d'autres démarches, plus rébarbatives qu'administratives...Des promenades en amoureux... De la musique... Plus que jamais... Ma guitare et moi sommes vraiment devenus inséparables, elle est ma continuité... Ou l'inverse, je ne sais plus... Peut-être est-elle mon commencement...

Et des surprises... au-delà même de toute idée de "bonne" ou "mauvaise" surprise... simplement... des surprise... Alors on essaie le sang-froid, même si cela ne marche pas... Mais on avance, hein, interdit de rester immobile...! Par les temps qui courent, tout le monde aurait vite fait de me passer à côté, sans même me considérer...
Remarque, il y a toujours les croche-pieds....

Enfin, fi de tergiversations inutiles et de fades turpitudes, je vous laisse profiter (ah,narcisse, comme je te comprends...!) de mes dernières trouvailles et du fracas du monde...

Je vous souhaite, à nouveau, de sourire beaucoup. Vraiment, c'est important...
Il est 20:20 à Paris, et même si elle est parfois un peu dure, p'tain, je l'aime ma vie....
à bientôt, hermanitos y hermanitas, que vos matins soient clairs et frais...
2009/03/18 20:35 2009/03/18 20:35
Il etait temps... :: 2009/03/18 20:35 No category
- Nerved -

Une inspiration étrange, comme une respiration, une bouffée d'air, de cette époque où j'aimais à secouer bras et têtes sur des guitares saturées, des batteries torturées....
Ne vous fiez pas aux apparences, elle a trouvé texte à sa métrique, et c'est déjà une chanson d'amoureux.... étonnant, non aurait dit Cyclopède...
Bientôt un extrait non amputé, avec les mots et les couleurs, les goûts et les odeurs...
Prêts à remuer la tête...?



à bientôt
Guru²
2009/03/18 20:12 2009/03/18 20:12
- Experi(la)menta(b)le -


Un extrait de mon dernier chantier, en attente de texte....
Je ne sais pas vraiment où j'ai pu aller le chercher celui-là...
A vous de voire.....
Ou de voir...
Bonne écoute,




à bientôt...
Guru²
2009/03/18 20:05 2009/03/18 20:05
...Lalala... :: 2009/03/18 20:05 No category
Un jour, mon Prince...

Au fil de mes explorations musicales, il m'arrive parfois de constater à quel point nous pouvons être des éponges à sons. Nous avons comme une sorte de mémoire inconsciente qui fait que tout ce que nous entendons, à n'importe quel moment de notre vie, est juste sous la surface de notre imagination, prêt à ressurgir à la moindre sollicitation (sauf peut-être quand on en a envie, ou besoin...). Ainsi, explorant ce matin une fois de plus les harmonisations des gammes mineures et majeures, mélangeant tout ça enchaînant quelques accords au hasard, guidé tout de même par quelques notions théoriques, je m'arrête un instant. Saisi par l'étonnement,je me dis, comme (malheureusement) bien souvent :
" Mais...? Ça me dit quelque chose...! je les connais ces accords...! "
Après quelques tournages en boucles, quelques titillements de tierces mineures et de quintes augmentées, et un peu de mise en place, j'obtiens ce petit enregistrement, repassé dans un ampli guitare virtuel pour l'ambiance... Encore une fois, rien de bien transcendant, mais d'ici quelques temps, je pense qu'avec ça je pourrais faire rêver les fillettes (qui sait...?). En plus je n'avais pas grand chose d'autre à vous mettre sous la dent...
J'en profite au passage pour vous citer le nom de son compositeur, M. Churchill (mais pas Winston, hein, Franck...), qui composa une bonne partie de l'OST de "Blanche Neige et les 7 nains"... Toujours au passage, n'hésitez pas à (ré)écouter les bandes sons des (vieux) Disney, qui regorgent de perles dans le genre standards jazz, ou simplement de notre enfance... Notamment les compositions des frères Sherman pour "Jungle book", "Mary Poppins" ou "Les Aristochats" (merci Deezer)...
Voilà, fi de tergiversations puériles et infantiles, je vous laisse écouter, mais une dernière fois, c'est pas grand chose aujourd'hui...




Après cette avalanche de romantisme, je vous souhaite une bonne journée...
Il est 14:14 à Paris, et le ciel s'est perdu dans les murs gris...

Guru²
2009/02/20 14:49 2009/02/20 14:49